#challengeAZ : V comme Vicaire

Aujourd’hui, je vais vous présenter Auguste Alexandre, vicaire en Haute-Loire

Enfance

Auguste Alexandre est né le 4 septembre 1875 à Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire), il est le fils de Hugues Alexandre (1844-1905) Sosa 22, marchand cloutier, que je vous ai déjà présenté dans mon article sur les pénitents blancs, et de Marie Augustine Jerphagnon (1849-1933). Il a une sœur, mon arrière grand-mère Marie Célestine Alexandre qui épousa Pierre Lagrevol.

Il grandit dans une famille éminemment religieuse. Son père lui donna l’exemple en étant un serviteur dévoué de l’église  de Saint Ferréol. Il était un chanteur reconnu, fidèle du lutrin paroissial.

Du côté de sa mère, un grand-oncle, Jean Jerphagnon, avait été curé de cette même commune, d’avril 1866 jusqu’à sa mort le 15 novembre 1869. Malade, il avait été remplacé le 11 août de la même année.

Tout jeune, cet enfant aux yeux bleus devint enfant de chœur. Il était doué pour le chant des louanges comme son père. Rapidement, l’abbé Mounier, curé de la paroisse, vit en lui ses aptitudes pour devenir un bon prêtre et en parla à ses parents. Le choix ne fut pas facile, Auguste étant l’unique garçon de la famille.

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Études

Après avoir accepté la proposition de l’abbé Mounier, Auguste commença à recevoir les premiers enseignements classiques de ce même abbé. Il poursuivit ses études tout d’abord au petit séminaire de Monistrol sur Loire (Haute-Loire) puis au grand séminaire au Puy en Velay (Haute-Loire). Après une année, diverses circonstances l’attirèrent à Paris.

En 1897, il est domicilié au 9 place Saint Sulpice, au séminaire, à côté de l’église du même nom. Puis en 1899, il habite au 269 rue Saint Jacques dans un ancien couvent des bénédictins anglais, à côté de l’église et de l’hôpital militaire du Val de Grâce.

Entre temps, il a fait son service militaire au 86ème RI pendant un peu moins d’un an, où un certificat de bonne conduite lui a été accordé. Dispensé par l’article 23 en raison de son statut d’élève ecclésiastique, il fera pourtant une ou plusieurs  période(s) d’exercices dans des sections d’infirmiers militaires.

Retour au pays

Ordonné prêtre, Auguste Alexandre est nommé vicaire dans la petite paroisse de Verne, commune de Lapte (Haute-Loire) en 1901. À cette époque, une nouvelle église est en construction, l’ancienne tombant en ruine. Seul le clocher sera gardé. Tous les paroissiens de Verne se souvenaient avec quelle pieuse ingéniosité et quel succès, Auguste Alexandre savait être le gai bout-en-train des corvées pour l’édification de la maison de Dieu.

En 1907, il doit partir car il est nommé vicaire à Montfaucon en Velay (Haute-Loire).

Auguste Alexandre, ce petit homme de 1,58m, à la voix chaude et timbré, était populaire. Homme cultivé, il était très proche de tous ses paroissiens.

La maladie

Âgé d’environ 30 ans, Auguste Alexandre est victime de terribles crises de néphrite, le laissant, chaque fois, dans un état très grave. Les premières crises ont débuté pendant qu’il exerçait à Verne. Elles ont continué pendant de nombreuses années.

Dans un courrier du 5 août 1908, à sa mère, il explique que le voyage de Montfaucon à Saint Etienne (Loire), pour consulter un médecin, et le retour ne l’ont pas fatigué.  Puis parle de la consultation :

« Il m’a bien examiné et a été content de mon état. Il m’a élargi mon régime et je peux prendre de la viande au repas de midi. Il me fait prendre des cachets pendant 10 jours. enfin avec des soins, il pense éviter mes crises. Ne soyez donc plus inquiète. Je vais continuer à me soigner et vous savez que j’ai près de moi assez de personnes pour me le rappeler. »

Malheureusement, les crises ne se sont pas calmées, bien au contraire et la dernière année ne fut qu’un long calvaire. Le matin du jeudi 11 décembre 1913, Auguste Alexandre décède à Montfaucon, à l’age de 38 ans.

Avis de décès d'Auguste Alexandre (collection personnelle)

Avis de décès d’Auguste Alexandre (collection personnelle)

À noter, que tous les sites ou sur le livre « Prêtre à Saint Ferréol », où on parle de lui, donnent une mauvaise date de décès.

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