#ChallengeAZ : B comme Bébé Claude

C’est sous le règne de Louis-Philippe pendant la monarchie de Juillet (1830-1848) que Claude Samuel voit le jour, le lundi 18 novembre 1833 au lieu-dit Cubrisoles de la commune de Saint-Ferréol d’Auroure. Il est le fils de, autre, Claude Samuel (1805-1856) et de Marie Bergognon (1799-1873).

 

Saint-Ferréol d’Auroure

Saint-Ferréol d’Auroure est une petite commune rurale située à la limite nord-est de la Haute-Loire. Ce village a, longtemps, été lié au comté du Forez (Loire) avant la révolution française, et portait même le nom de Saint-Ferréol-en-Forez.

La commune, bien que se trouvant en montagne, n’est pas isolée. Elle est située sur un axe important, la route nationale 88 reliant Lyon à Toulouse et l’Espagne. Dans la Loire, pendant la période révolutionnaire, il y avait très peu de grandes routes. Une traversait le département du nord au sud et 3 autres le traversaient d’est en ouest, dont la fameuse RN88. Ensuite c’est un réseau de routes secondaires (en petit nombres) et surtout de voies de communication primitives qui desservent la plupart des communes. On peut penser que la Haute-Loire est dans une situation semblable. Les habitants sont, par les différents voyageurs, régulièrement informés de ce qui se passe dans les grandes villes environnantes ou en France. Saint-Ferréol, en ce début du XIXème siècle, est en plein développement. Les recensements montrent que le village est passé de 940 habitants, en 1800, à environ 1400 personnes au moment de la naissance de Claude. Cette évolution de population va beaucoup changer au cours de la vie de mon trisaïeul. J’en reparlerai dans d’autres articles.

Ce bourg se trouve à une altitude supérieure à 700m, les hivers y sont souvent rudes. Dans son livre « la structure de la terreur » qui traite de la période révolutionnaire dans la Loire, Lucas Colin explique la difficulté et la dangerosité pour se déplacer en montagne en période hivernale. Les grands axes ne sont pas épargnés. Il dit aussi que les hivers, à cette époque, sont souvent longs (les 2 tiers de l’année, à plus haute altitude, au dessus de 1000m). On comprend que pour un cultivateur, les conditions de travail, à Saint Ferréol, peuvent être difficiles en fonction de la météo.

Saint Ferréol est aussi connue et réputée pour son importante industrie du clou.

 

Contexte familial

Lorsque que Claude nait, ses parents sont mariés depuis 7 ans et ont eu 3 enfants : Blaise mort à l’âge de 3 ans et demi, Catherine et Mathieu. Le mariage a eu lieu, le vendredi 16 juin 1826 à Saint-Ferréol d’Auroure. Son père et sa mère habitaient, avant leur union, tous les deux au lieu-dit de Cubrisoles. Ils se sont connus au moment où, Blaise Samuel, le grand-père de Claude est venu s’installer avec ses plus jeunes enfants, dans ce hameau de Saint-Ferréol d’Auroure entre 1812 et 1817. Huit ans avant le mariage de Claude Samuel et de Marie Bergognon, en 1818, les deux familles avaient déjà vu une union entre Claude Bergognon et Catherine Samuel.

Claude Samuel « père », à la naissance de son fils, a 28 ans et il est cloutier. Ce n’est pas son activité principale, lors des naissances de tous ses autres enfants, il est signalé comme cultivateur. Il faudra attendre le recensement de 1851, pour le voir de nouveau désigné comme cloutier. Marie Bergognon, elle, a 33 ans quand elle accouche de Claude. Sur son  acte de mariage, elle exerce la profession de rubanière.

À sa naissance, Claude n’a plus qu’un seul grand-père vivant, Blaise Samuel. A-t-il connu ce dernier ? On peut en douter. La dernière fois que Blaise laisse une trace à Cubrisoles, c’est pour la naissance de son petit-fils Blaise, fils de Claude et Marie Bergognon. Il est cité comme témoin sur l’acte rédigé le mercredi 10 octobre 1827 en mairie de Saint-Ferréol d’Auroure. Il est âgé d’environ 66 ans et exerce la profession de cultivateur. En 1829, on le retrouve à quelques kilomètres de là, dans la commune de Saint-Didier-en-Velay au lieu-dit Gaudon, pour le mariage d’un de ses fils (Blaise n°3) et surtout le décès de sa deuxième épouse Catherine Devidal, le dimanche 12 avril 1829. On perd sa trace, jusqu’au lundi 2 février 1835 date de son décès, soit 14 mois après la naissance de Claude, à Villars (Loire) à l’âge de 83 ans d’après l’acte de décès. Il aura été rejoindre un autre de ses fils (Blaise n°2).

Pour rappel, j’avais parlé de de cette fratrie des Blaise, l’an dernier, dans T comme Triple, Quadruple…

Du côté de la mère de Claude, Marie Bergognon se retrouve orpheline de père à l’âge de 7 ans. Son père Jean-Baptiste Bergognon meurt 2 jours avant l’anniversaire de sa fille, le 1er germinal de l’an 13 (22 mars 1805) à l’age de 51 ans. La mère de Marie, Magdeleine Mounier, qui était la seconde épouse de Jean-Baptiste, se remariera le lundi 9 février 1807 avec Denis Pêtre, à La Chapelle d’Aurec (Haute-Loire). Elle le laissera veuf le mercredi 15 octobre 1828. Après ce décès, Denis quittera Saint-Ferréol et on le retrouvera quelques années plus tard à Saint-Didier en Velay en 1835, pour un second mariage. Claude l’a sûrement connu. On peut se poser la question de savoir s’il l’a considéré comme un grand-père.

 

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Une réflexion sur “#ChallengeAZ : B comme Bébé Claude

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