#challengeAZ : Z comme Z’est fini

Le bilan

C’est l’heure du bilan de mon premier ChallengeAZ.

J’ai réussi à tenir les délais pour faire paraitre tous mes articles pendant ce mois de juin, malgré quelques difficultés : ma box grillée par l’orage, retard pris sur la lettre R que j’ai pu récupéré assez rapidement… C’était déjà, pour moi, un vrai challenge.

Il est donc possible sans une grosse préparation, de participer au ChallengeAZ. Je n’ai bouclé le choix des sujets pour chaque lettre que la veille du coup d’envoi. Au cours du parcours, j’ai changé totalement de sujet pour la lettre C et Y et pour la lettre K et R, j’ai réadapté fortement le plan que j’avais prévu de faire.

J’ai pris beaucoup de plaisir à participer à ce défi d’écriture sur l’histoire de ma famille. Je remercie toutes les personnes qui ont lu mes articles et m’ont encouragé tout au long de ce mois de juin.

Si je n’ai pas pu lire beaucoup d’articles des autres participants, les vacances arrivant, je vais pouvoir me rattraper.

Pour finir ce billet, quoi de mieux que de repartir au commencement de cette passion. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement… Lire la suite

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#challengeAZ : Y comme Y a un problème

Il y a quelques temps en faisant des recherches dans le but de trouver la descendance de chacun de mes ancêtres, je suis tombé sur une situation étonnante.

Madelaine Busson

Madelaine Busson est la petite-fille de Joseph Pagnon (1800-1880) Sosa 124 et de Gilberte Valnaud (1801-1874).

Elle est née le 23 décembre 1858 à Hauterive (Allier), fille de Charles Baptiste Busson, cultivateur et de Marie Pagnon. Avant elle, le couple a eu 3 autres enfants :

  • Marie née le 16 juillet 1853 à Chareil-Cintrat (Allier)
  • Joseph né le 18 août 1854 à Chareil-Cintrat
  • Marie née le 22 septembre 1855 à Hauterive

À la recherche du mariage

Dans les registres des mariages de cette commune ou des communes voisines, je n’ai pas trouvé de mariage pour Madelaine Busson.

Son frère décédé à 19 ans ne s’est pas marié. Ses 2 sœurs se sont mariées à Serbannes (Allier) en 1877 et 1878.

En recherchant, dans les publications de mariage de Serbannes, je trouve le 25 mai 1879 et le 1 juin suivant, un acte disant que Madelaine doit se marier avec Jean Gironde, facteur de Clermond-Ferrand (Puy de Dôme) fils de Etienne Gironde et Anne Thibaut.

Comme je ne trouve rien dans l’Allier, je me décide de regarder dans les archives de Clermont-Ferrand, Lire la suite

#challengeAZ : X comme Xphe

Xphe est l’abréviation du prénom Christophe.

Dans tous les registres de l’état-civil que j’ai pu consulter, Christophe n’est pas un prénom qui revient très souvent. C’est d’ailleurs confirmé sur le site geneanet.org.

Moi, je fais parti des nombreux Christophe des années 60. L’explication du choix de mes parents est simple. Comme pour la majorité de ceux, qui portent ce prénom, nés à cette époque. On le doit au chanteur Christophe qui avec sa chanson « Aline » atteint la tête des hits parade de l’année 1965.

Saint Christophe (source wikimedia)

Saint Christophe (source wikimedia)

Les Christophe dans mon arbre

Je n’en retrouve que 6 dans ma famille dont seulement 2 comme ancêtres directs. Lire la suite

#challengeAZ : W comme Week-end à Zuydecoote

Quand on parle du « Week-end à Zuydecoote », on pense immédiatement au film de Henri Verneuil, tiré du roman du même nom de Robert Merle, avec Jean Paul Belmondo, Jean Pierre Marielle, François Perier, Pierre Mondy…

Ce film se déroule en juin 1940, sur les plages de Zuydecoote, lors de la bataille de Dunkerque.

Bataille de Dunkerque du 21 mai au 4 juin

Devant l’avancée rapide de l’armée allemande, une partie de l’armée française et britannique se retrouve prise au piège dans la poche de Dunkerque.

Le 20 mai la situation est désespérée, entièrement encerclées les troupes alliées attendent  que les allemands fondent sur eux. Mais le 27 mai, le général Von Rundstedt stoppe de l’avancée des troupes allemandes. Les alliés en profitent et lancent l’opération Dynamo qui consiste d’un côté de permettre l’évacuation des hommes par la voie maritime, seule issue de secours et d’un autre, une action terrestre qui à pour but de protéger cette évacuation et retarder au maximum, l’arrivée des allemands.

Environ 340000 hommes seront évacués en 9 jours grâce au sacrifice de plus de 40000 soldats français, dont le 8ème régiment de zouaves, luttant valeureusement en nette infériorité avant de céder complètement le 4 juin.

Évacuation maritime

La royal navy ne pourra emmener tout le monde, de nombreuses autres embarcations civiles vont permettre d’embarquer un grand nombre de soldats.

Plusieurs routes entre la France et l’Angleterre sont choisies pour évacuer les hommes. Le voyage est rendu difficile avec les attaques et bombardements terrestres (canons sur les côtes), maritimes (lance-torpilles et mines) et aériens (bombardiers).

Parmi les 340000 hommes évacués, il y avait 140000 français. Hébergés pendants quelques jours dans des camps dans le sud de l’Angleterre, ils seront vite rapatriés dans les ports bretons ou normands avant d’être fait prisonniers à leur retour par les occupants allemands.

André Laurent

C’est dans ce contexte que mon grand-père André Laurent s’est retrouvé au milieu de ces combats.

André Laurent 1939 (Photo personnelle)

André Laurent 1939 (Photo personnelle)

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#challengeAZ : V comme Vicaire

Aujourd’hui, je vais vous présenter Auguste Alexandre, vicaire en Haute-Loire

Enfance

Auguste Alexandre est né le 4 septembre 1875 à Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire), il est le fils de Hugues Alexandre (1844-1905) Sosa 22, marchand cloutier, que je vous ai déjà présenté dans mon article sur les pénitents blancs, et de Marie Augustine Jerphagnon (1849-1933). Il a une sœur, mon arrière grand-mère Marie Célestine Alexandre qui épousa Pierre Lagrevol.

Il grandit dans une famille éminemment religieuse. Son père lui donna l’exemple en étant un serviteur dévoué de l’église  de Saint Ferréol. Il était un chanteur reconnu, fidèle du lutrin paroissial.

Du côté de sa mère, un grand-oncle, Jean Jerphagnon, avait été curé de cette même commune, d’avril 1866 jusqu’à sa mort le 15 novembre 1869. Malade, il avait été remplacé le 11 août de la même année.

Tout jeune, cet enfant aux yeux bleus devint enfant de chœur. Il était doué pour le chant des louanges comme son père. Rapidement, l’abbé Mounier, curé de la paroisse, vit en lui ses aptitudes pour devenir un bon prêtre et en parla à ses parents. Le choix ne fut pas facile, Auguste étant l’unique garçon de la famille.

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Études

Après avoir accepté la proposition de l’abbé Mounier, Auguste commença à recevoir les premiers enseignements classiques de ce même abbé. Il poursuivit ses études tout d’abord au petit séminaire de Monistrol sur Loire (Haute-Loire) puis au grand séminaire au Puy en Velay (Haute-Loire). Après une année, diverses circonstances l’attirèrent à Paris.

En 1897, il est domicilié au 9 place Saint Sulpice, au séminaire, à côté de l’église du même nom. Puis en 1899, il habite au 269 rue Saint Jacques dans un ancien couvent des bénédictins anglais, à côté de l’église et de l’hôpital militaire du Val de Grâce.

Entre temps, il a fait son service militaire au 86ème RI pendant un peu moins d’un an, où un certificat de bonne conduite lui a été accordé. Dispensé par l’article 23 en raison de son statut d’élève ecclésiastique, il fera pourtant Lire la suite

#challengeAZ : U comme Un secret

« Ce dont on ne peut parler, c’est aussi ce qu’on ne peut apaiser; et si on ne l’apaise pas, les blessures continuent à s’ulcérer de génération en génération… »

Nos arbres généalogiques sont remplis de secrets de famille. « Secrets d’alcôves, secrets des origines, secret de filiation ou de parentalité, secret de la mort, du suicide, de la maladie ou encore secrets d’actes délictueux » comme nous le dit Serge Tisseron dans son livre « Les secrets de famille ».

Pour qu’un événement devienne un secret de famille, il doit remplir 3 conditions :

  • le non-dit
  • l’interdit de savoir
  • la douleur ressentie lors de cet événement.

Sur ce dernier point, on se rend compte que la façon dont est vécue l’événement est bien plus importante que l’événement lui même. Une situation même anodine peut si elle est mal vécue émotionnellement, devenir un important secret de famille.

Vincent de Gauléjac dit :

« Personne n’en parle et pourtant tout le monde est au courant. Personne n’a jamais rien dit et pourtant tout le monde sait, ou croit savoir, ou voudrait savoir, tout en affirmant le contraire ».

Même si le non-dit existe réellement, les personnes connaissant le secret vont par le non-verbal donner tout un tas de renseignements à leur entourage. Ce qui fait que consciemment, on peut très bien ne rien savoir, alors qu’inconsciemment, on sait tout sur le secret.

Les premiers à avoir inconsciemment accès au secret, sont les enfants par transmission qu’elle soit intergénérationnelle (entre 2 générations en contact) ou transgénérationnelle (entre 2 générations sans contact). Serge Tisseron rappelle que

« toute transmission, dans le domaine familial, implique une part d’appropriation et donc de transformation ».

Les secrets vont prendre 3 formes : Lire la suite

#challengeAZ : T comme Triple, quadruple…

En généalogie, il y a toujours une part de statistique et de trouvailles insolites. Dans ma famille, je retrouve quelques éléments amusants qui ne sont bien sûr pas des records mais que j’ai envie de partager.

Prénoms

Dans toutes les familles, on voit apparaitre dans les fratries nombreuses, des frères ou des sœurs qui portent le même prénom. On peut prendre ça pour un manque d’originalité. Pourtant, la coutume voulait que l’enfant prenne le prénom de son parrain. Quand un frère ainé devenait le parrain de son petit frère ou quand une sœur ainée devenait marraine de sa petite sœur, automatiquement on avait 2 enfants avec le même prénom. Si en plus dans son entourage, on choisissait comme parrains ou marraines, plusieurs personnes ayant le même prénom, on avait plus de chance de multiplier les homonymes.

  • Les Marie

Jacques Alliot et Anne Pagnon, fille de Joseph Pagnon (1769-1831) Sosa 248 et Gilberte Champomier (?-1813), se sont mariés le 4 février 1817 à Saint Pourçain sur Sioule (Allier). Ils n’ont pas eu beaucoup d’enfants, je n’en ai retrouvé que 3 dont 2 jumelles mais leur 3 filles s’appelaient toutes les 3 Marie.

– Marie née le 12 décembre 1817 à Saint Pourçain sur Sioule, se marie le 6 février 1838 dans la même ville avec Louis Tary

– Marie (1ère jumelle) née le 30 juin 1821 à Saint Pourçain sur Sioule, se marie le 16 février 1841 dans la même commune avec Simon Jutier. Elle décède toujours dans la même ville le 6 mai 1901. Lire la suite