#challengeAZ : S comme Sérendipité

Souvent le terme sérendipité est associé au hasard. Ce terme vient du conte « les 3 princes de Serendip ». Dans cette histoire, on voit que chaque fois que les princes sont confrontés à une difficulté, grâce à leur sagacité et leur clairvoyance, il trouve dans leur environnement La Solution à leur problème. C’est parce qu’ils ont une capacité à prêter attention à ce qu’il se passe autour d’eux qu’ils peuvent continuer à avancer. Les solutions se présentent quand on en a besoin, encore faut-il accepter de les voir. Ce n’est donc pas du hasard, qui par ailleurs est un terme plus utilisé pour rassurer les personnes qui ont du mal à accepter les situations qui paraissent inexplicables. Au contraire, c’est parce qu’on réunit toutes les conditions favorables à la découverte qu’on va la faire.

En généalogie, ce principe de sérendipité est très souvent évoqué, là encore en évoquant le hasard. Pourtant, si on n’est pas dans l’état d’esprit de voir des éléments autres que notre recherche du jour. On pourra bien fouiller 2-3 fois un registre, on ne trouvera rien d’autre que ce qui est lié à notre préoccupation du jour.

Après cette mise au point, je vais vous parler de ma découverte. Un jour, je décide Lire la suite

#challengeAZ : R comme révolution industrielle

La révolution industrielle a été particulièrement importante dans la vallée de l’Ondaine au cours du XIXème siècle. Elle va changer complètement le paysage de cette vallée et sa population.

Industrie

Cette révolution va se construire principalement, autour de 2 secteurs d’activités qui sont plus ou moins liés.

  • La mine

Le bassin houiller stéphanois a longtemps été le plus important en France avant d’être dépassé par le bassin du nord-Pas de Calais dans la 2ème partie du XIXème siècle.

L’activité minière existait depuis le XIVème siècle mais jusqu’à là, il s’agissait plutôt de récupérer le charbon de surface. Les progrès techniques vont permettre de faire évoluer les méthodes de travail et ainsi, aller chercher les couches de minerai de plus en plus profondes.

  • La métallurgie

La vallée de l’Ondaine avait tous les ingrédients pour accueillir les aciéries. Tout d’abord, la proximité avec les mines pour le charbon nécessaire pour chauffer les fours et réduire ainsi les coûts de production. Ensuite la proximité de rivières qui était utilisée pour sa force hydraulique. Et enfin la proximité avec la Loire pour le transport fluvial, le rail…

Le savoir-faire est importé par l’anglais James Jackson qui s’installera sur la commune du Chambon-Feugerolles. Puis plusieurs grosses entreprises voient le jour Lire la suite

#challengeAZ : Q comme Quartier Samuel

J’ai longtemps été intrigué par la présence d’un quartier portant mon nom de famille sur la commune du Chambon-Feugerolles (Loire).

Quartier Samuel

D’où tire-t-il son nom ?

J’ai d’abord voulu savoir depuis quand ce quartier existait. Sur les registres de recensement de population en ligne des archives départementales de la Loire, le quartier n’existe pas encore en 1861 et apparait sur celui de 1891.

Ce quartier se situe juste à la limite avec la commune de Firminy (Loire) et touche le quartier de la Malafolie, commune du Chambon-Feugerolles, dont il devait dépendre à l’origine.

En 1861, il n’y a qu’une seule famille qui porte le nom de Samuel. Celle d’André Samuel et de Marie Anne Paturel. En 1891 et 1901, ce couple est domicilié dans le quartier Samuel. L’hypothèse qu’il y ait un lien entre André et ce quartier est plus que probable.

André Samuel

André Samuel (1832-1905) est extracteur de pierre. Il est le fils de Joseph Samuel (1803-1860) tailleur et extracteur de pierre et Catherine Robert. Son grand-père Blaise Samuel est mon Sosa 64, soit le grand-père du grand-père de mon grand-père.

André sera une personnalité importante de la commune du Chambon-Feugerolles puisqu’en 1878, il est élu aux élections municipales. Lire la suite

#challengeAZ : P comme Pénitents blancs

Les confréries de pénitents sont des organisations composées essentiellement de laïcs de confession catholique. Entre eux, ils se considèrent comme des frères sans distinction de statut. Ils se voyaient comme de bons chrétiens, leurs détracteurs les appelaient les « Ours blancs ». Ils avaient comme règle :

  • d’assister à l’office dominical, mais aussi à l’occasion de nombreuses autres occasions.
  • de participer aux processions.
  • d’être charitable.
  • d’assister aux funérailles d’un confrère.

Ils peuvent être de différentes couleurs : Blanc, Gris, Noir, Bleu, Rouge, Vert ou Violet. Cette couleur est souvent différente en fonction de la région mais on a dans certains départements des confréries de pénitents de plusieurs couleurs. Les pénitents avaient un costume bien particulier, appelé « Sac », de la couleur de leur confrérie et qui comportait un capuchon. Ce costume était le symbole d’égalité et d’anonymat.

De nos jours, il reste peu de confréries, seulement 3 en Haute-Loire. Il y a encore quelques processions, toujours impressionnantes. Voici la description par M. Brunet

« Enfin surgissent les pénitents, saisissante et claire apparition dans la nuit noire, au détour de la vieille rue… Ils avancent courbés, d’un pas étrange, à longues foulées rythmées et fléchissantes. Et nul spectacle n’est plus impressionnant, plus fantasmagorique, plus incroyable… »

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Eustache Bron

Eustache Bron, Sosa 4826, participa à la création de la confrérie de Firminy (Loire) et y participa activement..

Le 4 juin 1662, jour de la fête de la très sainte Trinité, Lire la suite

#challengeAZ : Où se sont-ils mariés ?

Trouver un acte de mariage n’est pas toujours facile et réserve parfois des surprises. C’est le cas pour le couple Antoine Angelvin et Marie Samuel.

Marie Samuel

Elle est la plus jeune des 8 enfants du couple de Claude Samuel (1805-1856) Sosa 32 et Marie Bergognon (1799-1873). Marie est né le 4 janvier 1844 à Cubrizolles commune de Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire).

Dans une battue généalogique concernant la famille des Samuel, je retrouve sa trace à Firminy (Loire) où elle épouse le 18 janvier 1887 à 43 ans, Nicolas Crépieux. Elle est ménagère et demeure place du Marché dans cette même commune. On trouve aussi dans cet acte qu’elle est veuve en première noce de Antoine Angelvin.

Antoine est décédé le 30 mai 1882 à 38 ans, il est né à Coren (Cantal). Dans son acte de décès, on apprend qu’il est ferblantier et que son père Étienne est déjà mort et qu’il vit avec sa mère, place du Marquise à Firminy. Aucun mention ne fait référence à Marie Samuel. La place Marquise et la place du Marché ne sont séparées que de quelques mètres.

Je reprends les tables décennales de Firminy et je trouve facilement la naissance de 4 enfants du couple.

  • Maria née 16 novembre 1872
  • Catherine née le 26 février 1875
  • Pierre né le 20 février 1877
  • Antoine né le 8 février 1879 et décédé le 4 janvier 1880

Dans les registres, je retrouve aussi le mariage de Maria, Catherine et Pierre.

Je retrouve aussi l’acte de décès de Marie Samuel, le 11 janvier 1907 sans information supplémentaire. Elle habite au 21 rue de la Loire à Firminy.

Mais aucune trace d’un mariage entre Antoine Angelvin et Marie Samuel.

Retour à Cubrizolles

En général, nous savons que le mariage se fait en priorité dans la commune où habite l’épouse. Je me lance dans les registres de Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire) Lire la suite

#challengeAZ : N comme Numéro Sosa 1000 et 666

Lors du Généathème de mars, Sophie Boudarel proposait, sur une idée de Maïwenn, de parler de 2 ancêtres particuliers, celui portant le numéro Sosa 1000 et celui portant le numéro 666. Je vais aujourd’hui vous présenter ces 2 personnes.

Sosa 1000

Le chemin pour arriver au Sosa 1000 d’un arbre généalogique est :  » tout droit à droite sur 5 génération, tournez à gauche, prenez la suivante à droite, puis à gauche de nouveau sur 3 générations ».

Pour plus de simplicité, je mets le schéma qui correspond à mon arbre.

Sosa 1000

Sosa 1000

Mon Sosa 1000 s’appelle donc Jean Vallenaud. Il est né le 2 mai 1696 à Monétay sur Allier (Allier).

Il est le fils de François Vallenaud, vigneron et de Anne Dutreuil. Pour connaitre la fratrie de Jean, je dois d’abord évoquer les mariages de son père. François a eu d’un premier mariage avec Marguerite Chappier, un fils :

  • Georges né le 30 septembre 1685 à Monetay sur Allier.

Après le décès de sa femme en 1691, il épouse le 16 juin 1693 Lire la suite

#challengeAZ : M comme Marchand-fermier à Étroussat

Marchand-fermier

Le marchand fermier occupe le haut de la hiérarchie sociale paysanne. Il ne doit pas être confondu avec le fermier-cultivateur. Il ne travaille pas la terre mais gère les terres d’un propriétaire souvent absent. Il se distingue du régisseur  qui lui est salarié. Son rôle est de percevoir la dime et autres redevances. Suivant l’accord, il se partage avec le propriétaire, les revenus perçus. Il est le seul maitre à bord et tire souvent de large bénéfice de sa position. Le marchand-fermier est aussi considéré comme quelqu’un de tatillon et dur, qui n’hésite pas à laisser les métayers qui travaillent pour lui dans des situations précaires.

Il loue par un bail de fermage, passé devant notaire, les terres qu’il va gérer. Ce bail peut tout englober, des métairies au locateries, bois, étangs, maisons et même du château qui est loué au fermier, cette demeure pouvant être meublée. Le propriétaire se réservant souvent une partie de la bâtisse.

L’ensemble des marchands-fermiers n’est pas homogène :

  • les plus modestes ne se procurent qu’un complément de revenu et ont une autre profession.
  • au dessus, les professionnels de la gestion domaniale, certains gèrent aussi leur propre domaine et cherchent à le développer pour devenir un gros propriétaire.
  • les plus aisés, grands propriétaires terriens appartenant le plus souvent à la bourgeoisie voire la noblesse.
Etroussat

Etroussat

François Bonnamour

François Bonnamour (Sosa 952 et 960) est marchand fermier à la Paterne commune d’Étroussat (Allier). Il est marié à Gilberte Brandon et à au moins 3 enfants dont Annet Bonnamour (Sosa 476 et 480) né vers 1736.

Par un acte notarié passé Lire la suite