#ChallengeAZ : W comme Waouh que de changements

Après son mariage, Claude va entrer dans une nouvelle vie, celle de père. Autour de lui d’autres modifications vont voir le jour et la famille, jusqu’à là, si unie, va s’éloigner, au moins géographiquement.

 

La vie de père

Onze mois après son mariage avec Marie Louise Barret, Claude Samuel entend pour la première fois les cris de son premier fils.

C’est toujours sous le règne de Napoléon III, que Étienne Samuel nait le jeudi 19 mai 1870 à sept heures du soir, à la Rullière commune de Saint-Didier-la-Seauve. Ce n’est que le lendemain soir, à cinq heures, que Claude se rendra à la mairie pour déclaré la naissance de son fils. Lire la suite

#challengeAZ : Z comme Z’est fini

Le bilan

C’est l’heure du bilan de mon premier ChallengeAZ.

J’ai réussi à tenir les délais pour faire paraitre tous mes articles pendant ce mois de juin, malgré quelques difficultés : ma box grillée par l’orage, retard pris sur la lettre R que j’ai pu récupéré assez rapidement… C’était déjà, pour moi, un vrai challenge.

Il est donc possible sans une grosse préparation, de participer au ChallengeAZ. Je n’ai bouclé le choix des sujets pour chaque lettre que la veille du coup d’envoi. Au cours du parcours, j’ai changé totalement de sujet pour la lettre C et Y et pour la lettre K et R, j’ai réadapté fortement le plan que j’avais prévu de faire.

J’ai pris beaucoup de plaisir à participer à ce défi d’écriture sur l’histoire de ma famille. Je remercie toutes les personnes qui ont lu mes articles et m’ont encouragé tout au long de ce mois de juin.

Si je n’ai pas pu lire beaucoup d’articles des autres participants, les vacances arrivant, je vais pouvoir me rattraper.

Pour finir ce billet, quoi de mieux que de repartir au commencement de cette passion. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement… Lire la suite

#challengeAZ : V comme Vicaire

Aujourd’hui, je vais vous présenter Auguste Alexandre, vicaire en Haute-Loire

Enfance

Auguste Alexandre est né le 4 septembre 1875 à Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire), il est le fils de Hugues Alexandre (1844-1905) Sosa 22, marchand cloutier, que je vous ai déjà présenté dans mon article sur les pénitents blancs, et de Marie Augustine Jerphagnon (1849-1933). Il a une sœur, mon arrière grand-mère Marie Célestine Alexandre qui épousa Pierre Lagrevol.

Il grandit dans une famille éminemment religieuse. Son père lui donna l’exemple en étant un serviteur dévoué de l’église  de Saint Ferréol. Il était un chanteur reconnu, fidèle du lutrin paroissial.

Du côté de sa mère, un grand-oncle, Jean Jerphagnon, avait été curé de cette même commune, d’avril 1866 jusqu’à sa mort le 15 novembre 1869. Malade, il avait été remplacé le 11 août de la même année.

Tout jeune, cet enfant aux yeux bleus devint enfant de chœur. Il était doué pour le chant des louanges comme son père. Rapidement, l’abbé Mounier, curé de la paroisse, vit en lui ses aptitudes pour devenir un bon prêtre et en parla à ses parents. Le choix ne fut pas facile, Auguste étant l’unique garçon de la famille.

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Auguste Alexandre (photo personnelle)

Études

Après avoir accepté la proposition de l’abbé Mounier, Auguste commença à recevoir les premiers enseignements classiques de ce même abbé. Il poursuivit ses études tout d’abord au petit séminaire de Monistrol sur Loire (Haute-Loire) puis au grand séminaire au Puy en Velay (Haute-Loire). Après une année, diverses circonstances l’attirèrent à Paris.

En 1897, il est domicilié au 9 place Saint Sulpice, au séminaire, à côté de l’église du même nom. Puis en 1899, il habite au 269 rue Saint Jacques dans un ancien couvent des bénédictins anglais, à côté de l’église et de l’hôpital militaire du Val de Grâce.

Entre temps, il a fait son service militaire au 86ème RI pendant un peu moins d’un an, où un certificat de bonne conduite lui a été accordé. Dispensé par l’article 23 en raison de son statut d’élève ecclésiastique, il fera pourtant Lire la suite

#challengeAZ : S comme Sérendipité

Souvent le terme sérendipité est associé au hasard. Ce terme vient du conte « les 3 princes de Serendip ». Dans cette histoire, on voit que chaque fois que les princes sont confrontés à une difficulté, grâce à leur sagacité et leur clairvoyance, il trouve dans leur environnement La Solution à leur problème. C’est parce qu’ils ont une capacité à prêter attention à ce qu’il se passe autour d’eux qu’ils peuvent continuer à avancer. Les solutions se présentent quand on en a besoin, encore faut-il accepter de les voir. Ce n’est donc pas du hasard, qui par ailleurs est un terme plus utilisé pour rassurer les personnes qui ont du mal à accepter les situations qui paraissent inexplicables. Au contraire, c’est parce qu’on réunit toutes les conditions favorables à la découverte qu’on va la faire.

En généalogie, ce principe de sérendipité est très souvent évoqué, là encore en évoquant le hasard. Pourtant, si on n’est pas dans l’état d’esprit de voir des éléments autres que notre recherche du jour. On pourra bien fouiller 2-3 fois un registre, on ne trouvera rien d’autre que ce qui est lié à notre préoccupation du jour.

Après cette mise au point, je vais vous parler de ma découverte. Un jour, je décide Lire la suite

#challengeAZ : P comme Pénitents blancs

Les confréries de pénitents sont des organisations composées essentiellement de laïcs de confession catholique. Entre eux, ils se considèrent comme des frères sans distinction de statut. Ils se voyaient comme de bons chrétiens, leurs détracteurs les appelaient les « Ours blancs ». Ils avaient comme règle :

  • d’assister à l’office dominical, mais aussi à l’occasion de nombreuses autres occasions.
  • de participer aux processions.
  • d’être charitable.
  • d’assister aux funérailles d’un confrère.

Ils peuvent être de différentes couleurs : Blanc, Gris, Noir, Bleu, Rouge, Vert ou Violet. Cette couleur est souvent différente en fonction de la région mais on a dans certains départements des confréries de pénitents de plusieurs couleurs. Les pénitents avaient un costume bien particulier, appelé « Sac », de la couleur de leur confrérie et qui comportait un capuchon. Ce costume était le symbole d’égalité et d’anonymat.

De nos jours, il reste peu de confréries, seulement 3 en Haute-Loire. Il y a encore quelques processions, toujours impressionnantes. Voici la description par M. Brunet

« Enfin surgissent les pénitents, saisissante et claire apparition dans la nuit noire, au détour de la vieille rue… Ils avancent courbés, d’un pas étrange, à longues foulées rythmées et fléchissantes. Et nul spectacle n’est plus impressionnant, plus fantasmagorique, plus incroyable… »

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Eustache Bron

Eustache Bron, Sosa 4826, participa à la création de la confrérie de Firminy (Loire) et y participa activement..

Le 4 juin 1662, jour de la fête de la très sainte Trinité, Lire la suite

#challengeAZ : C comme Château des fauchés

Creux

« Un seul chemin rocailleux dessert ce petit hameau, situé à peu de distance de la rivière.  C’est à la fois l’entrée de l’enfer et le bout du monde. De chaque côté; un mur de rochers abrupts, au fond, la rivière, parfois mugissante, dans un lit chaotique semé de pierres énormes et de gourds profonds. Sur les rives, une végétation sauvage, le plus souvent inextricable. »

La description du hameau de Creux par Albert Boissier dans « Histoire de l’origine de l’industrie du clou forgé à Firminy » n’est pas très engageante.

Le hameau de Creux se situe sur la commune de Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire). Il est au fond des gorges de la Semène entre Pont Salomon et la tour d’Oriol. Si cette dernière voit le passage de nombreux marcheurs, Creux est lui très peu connu. Comme le dit Boissier, c’est pratiquement un cul de sac. Pourtant, il encouragera ses lecteurs à aller visiter cet endroit situé dans un décor « inoubliable ».

Creux (photo personnelle)

Creux (photo personnelle)

Aujourd’hui, le chemin n’est plus rocailleux, il est recouvert d’un fin goudron. Au centre, l’herbe est toujours présente. Cet aspect associé à l’étroitesse et la forte pente, 12% environ, font qu’il est toujours impressionnant de descendre à Creux. En bas, Lire la suite