#ChallengeAZ : Supplément : Arrivée du train à Saint-Ferréol

Au moment où Claude Samuel, Marie Louise Barret et leurs enfants quittent la Rullière vers 1879-1880, le paysage de Saint-Ferréol d’Auroure est en plein changement. De nombreux ouvriers ont pris place dans les environs de cette localité et dans celle de Pont-Salomon. Pendant près de quatre ans, ils vont creuser plusieurs tunnels et construire de nombreux viaducs.

 

Ligne Firminy à Annonay

La vallée de l’Ondaine et la région stéphanoise forment, grâce à la métallurgie et les houillères, la première région industrielle de France. Pour permettre une meilleure exportation de sa production d’acier ou de son charbon, le département de la Loire va investir rapidement dans de nouveaux moyens de transport.

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#ChallengeAZ : X comme DeuX déménagements

Claude Samuel, après avoir vécu pendant environ dix ans à la Rullière, décide de déménager pour revenir habiter sur la commune de Saint-Ferréol d’Auroure. Plusieurs raisons semblent être à l’origine de ce déplacement, comme se rapprocher de ses frères et sœurs ou pour sa nouvelle activité professionnelle ou pour se rapprocher des villes industrielles en pleine expansion comme dans la vallée de l’Ondaine ou dans le bassin stéphanois.

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#ChallengeAZ : W comme Waouh que de changements

Après son mariage, Claude va entrer dans une nouvelle vie, celle de père. Autour de lui d’autres modifications vont voir le jour et la famille, jusqu’à là, si unie, va s’éloigner, au moins géographiquement.

 

La vie de père

Onze mois après son mariage avec Marie Louise Barret, Claude Samuel entend pour la première fois les cris de son premier fils.

C’est toujours sous le règne de Napoléon III, que Étienne Samuel nait le jeudi 19 mai 1870 à sept heures du soir, à la Rullière commune de Saint-Didier-la-Seauve. Ce n’est que le lendemain soir, à cinq heures, que Claude se rendra à la mairie pour déclaré la naissance de son fils. Lire la suite

#ChallengeAZ : G comme Gaga et patois

Comment s’exprimaient nos ancêtres ? Quelle langue parlaient-ils ? En 1790, seulement 50% des français connaissent le français. Ce chiffre montera à 90% en 1910. Pour cela, plusieurs lois pour l’enseignement seront nécessaires. La loi Guizot, du 28 juin 1833, qui signe la naissance de l’école primaire publique. Plus tard, les lois de Jules Ferry de 1881-1882, qui rend l’école publique, gratuite, obligatoire et laïque, renforceront les premiers efforts. Mais c’est l’armée et le service militaire qui participeront le plus à la promotion du français. La dernière avancée viendra des nouvelles technologies : la radio et la télévision.

La France possède de nombreux dialectes ou patois. Presque chaque région possède sa langue.

langues_regionales_francaises

En 1806, un recensement permettait de savoir dans quelle proportion les langues régionales étaient utilisées. Lire la suite

#ChallengeAZ :F comme Fringué ou fringant

Après avoir décrit l’environnement géographique, social et familial de Claude Samuel. Il est temps de s’interroger sur l’apparence que pouvait avoir mon trisaïeul et son entourage. On a souvent en tête les costumes régionaux qui apparaissent pour les fêtes folkloriques. Mais la réalité est souvent toute autre, comme le dit Jean-Louis Beaucarnot dans son livre « Qui étaient nos ancêtres ? »

Vous imaginez vos aïeules alsaciennes ou bretonnes en grande tenue folklorique du matin au soir ? Vous vous trompez ! Coiffes et costumes régionaux sont presque toujours d’invention récente, et nos ancêtres n’ont jamais possédé cette garde-robe chamarrée, qui aurait d’ailleurs été par trop incommode pour vaquer à leurs occupations. Leurs vêtements sont très différents de ceux que vous leur prêtez, et pas toujours très élégants. Ils sont pourtant très importants, puisque l’habit fait alors si souvent le moine.

Il y a peu de description des costumes de nos ancêtres paysans en Haute-Loire. Heureusement, un historien local, Albert Boissier, va nous décrire le costume en usage au 19ème siècle sur Saint-Ferréol d’Auroure ou Firminy.

 

Le costumes des cloutiers

Pourquoi parler du costume des cloutiers pour définir les vêtements des cultivateurs ? Lire la suite

#challengeAZ : Q comme Quartier Samuel

J’ai longtemps été intrigué par la présence d’un quartier portant mon nom de famille sur la commune du Chambon-Feugerolles (Loire).

Quartier Samuel

D’où tire-t-il son nom ?

J’ai d’abord voulu savoir depuis quand ce quartier existait. Sur les registres de recensement de population en ligne des archives départementales de la Loire, le quartier n’existe pas encore en 1861 et apparait sur celui de 1891.

Ce quartier se situe juste à la limite avec la commune de Firminy (Loire) et touche le quartier de la Malafolie, commune du Chambon-Feugerolles, dont il devait dépendre à l’origine.

En 1861, il n’y a qu’une seule famille qui porte le nom de Samuel. Celle d’André Samuel et de Marie Anne Paturel. En 1891 et 1901, ce couple est domicilié dans le quartier Samuel. L’hypothèse qu’il y ait un lien entre André et ce quartier est plus que probable.

André Samuel

André Samuel (1832-1905) est extracteur de pierre. Il est le fils de Joseph Samuel (1803-1860) tailleur et extracteur de pierre et Catherine Robert. Son grand-père Blaise Samuel est mon Sosa 64, soit le grand-père du grand-père de mon grand-père.

André sera une personnalité importante de la commune du Chambon-Feugerolles puisqu’en 1878, il est élu aux élections municipales. Lire la suite

#challengeAZ : P comme Pénitents blancs

Les confréries de pénitents sont des organisations composées essentiellement de laïcs de confession catholique. Entre eux, ils se considèrent comme des frères sans distinction de statut. Ils se voyaient comme de bons chrétiens, leurs détracteurs les appelaient les « Ours blancs ». Ils avaient comme règle :

  • d’assister à l’office dominical, mais aussi à l’occasion de nombreuses autres occasions.
  • de participer aux processions.
  • d’être charitable.
  • d’assister aux funérailles d’un confrère.

Ils peuvent être de différentes couleurs : Blanc, Gris, Noir, Bleu, Rouge, Vert ou Violet. Cette couleur est souvent différente en fonction de la région mais on a dans certains départements des confréries de pénitents de plusieurs couleurs. Les pénitents avaient un costume bien particulier, appelé « Sac », de la couleur de leur confrérie et qui comportait un capuchon. Ce costume était le symbole d’égalité et d’anonymat.

De nos jours, il reste peu de confréries, seulement 3 en Haute-Loire. Il y a encore quelques processions, toujours impressionnantes. Voici la description par M. Brunet

« Enfin surgissent les pénitents, saisissante et claire apparition dans la nuit noire, au détour de la vieille rue… Ils avancent courbés, d’un pas étrange, à longues foulées rythmées et fléchissantes. Et nul spectacle n’est plus impressionnant, plus fantasmagorique, plus incroyable… »

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Procession du vendredi Saint 2015 (http://penitentslepuy.free.fr/)

Eustache Bron

Eustache Bron, Sosa 4826, participa à la création de la confrérie de Firminy (Loire) et y participa activement..

Le 4 juin 1662, jour de la fête de la très sainte Trinité, Lire la suite